FRANCE - Rivière Moingt - Dep. de la Loire

Objectif atteint
de l'objectif 6.235 € (100%)

Le Moingt est un affluent du Vizézy (bassin versant du Lignon du Forez, département de la Loire (42), France). Le cours du Moingt s’écoule au sein d’un site classé Natura 2000 où l’on peut trouver une flore et une faune riches et diversifiées, comme l'écrevisse à pattes blanches, espèce rare et protégée à l’échelle mondiale ! La loutre d'Europe colonise de plus en plus ce territoire et pourrait bientôt s'installer sur le Moingt. Le Moingt est aussi une rivière avec un potentiel « pépinière » pour la truite fario, poisson protégé en France, qui migre vers l’amont des cours d’eau pour frayer.

Le Moingt est classé en Liste 1 et 2 selon l’Article L214-17, car il est identifié comme réservoir biologique, et sa vallée est sauvage et peu modifiée par l’Homme. Il possède un vrai potentiel pour la biodiversité ! Cependant, sa partie aval est cloisonnée par plusieurs ouvrages empêchant la libre circulation des espèces et des sédiments. Les poissons ne peuvent pas accéder aux zones de refuge et de frai situées en amont. Le cours d’eau n’est pas classé en bon état selon la DCE et les obstacles à l’écoulement sont l’une des causes.

Le Moingt présente de faibles débits en été, et avec le changement climatique, la diminution des débits sera de plus en plus prononcée. Des mesures doivent être prises dès maintenant pour accroître la résilience du Moingt et maintenir son fort potentiel pour la biodiversité !

L'ancien seuil de Montbrison a été construit sur le lit du Moingt, sur la commune d'Ecotay-l'Olme, pour assurer l'alimentation en eau potable de Montbrisson. Ce seuil est abandonné depuis 1980 et pose des problèmes de continuité écologique. La qualité du paysage est également impactée, car il s’agit d’un ouvrage en béton au sein d’une vallée sauvage où la rivière s'écoule entre forêts et pâtures. La Fédération de pêche et de protection des milieux aquatiques du département de la Loire, avec l’accord des propriétaires du seuil, a lancé ce projet de suppression du seuil qui s'inscrit dans sa stratégie de développement durable, c’est-à-dire développer le loisir pêche tout en mettant en place un suivi et des actions de restauration des milieux pour assurer la conservation des populations piscicoles. 

L’effacement de l’ouvrage est prévu en 2021 ou 2022 au plus tard, et permettra de rendre à nouveau accessible 4,5km de rivière à l’ensemble des espèces, dont la Truite fario ou l’écrevisse à pieds blancs.

 

PLUS D'INFORMATIONS

Le seuil est entièrement construit en béton avec un ferraillage en métal. On y trouve une passerelle et une rampe en béton, ainsi qu’une passe à poissons qui est aujourd’hui obsolète et inefficace.

La Fédération pour la pêche et la Protection des milieux aquatiques possède une expérience dans l’effacement d’ouvrages. En effet, 7 ouvrages ont déjà été supprimés par la fédération.

Précisions sur les travaux :

Juste avant le début des travaux, une pêche de sauvetage sera réalisée pour récupérer et déplacer en lieu sûr les poissons présents sur le tronçon en travaux.

Pendant les travaux, la mise en suspension des sédiments peut impacter la faune présente en aval. Afin de limiter au maximum cet impact, une filtration sera réalisée à l'aide de bottes de paille et si nécessaire de géotextiles.

L'ensemble de l'ouvrage sera détruit, y compris les murs et la passerelle. Les matériaux seront acheminés jusqu’à une déchèterie ou un centre de recyclage spécialisé.

Il est prévu de planter des boutures d’arbres d'espèces locales (saule, aulne). Les berges seront confortées par des techniques végétales.